Hardening consulting

Booster ses VMs windows

Que les VMs windows sont lentes sous KVM ! Quand on travaille sur FreeRDP on est inévitablement obligé d'avoir des VMs sous windows pour tester que les vieilles features marchent encore, ou bien pour pouvoir essayer ces nouveautés fantastiques (oui j'aime les licornes).

Installer les drivers virtIO

La solution est évidement d'installer les bons drivers. Pour commencer il faut récupérer une ISO contenant toute une série de virtio drivers pour windows. On configure l'ISO dans le lecteur CDROM de la VM et c'est parti !

Installer les drivers de base


Déjà, une fois qu'on a démarré sa VM, on peux commencer par aller faire un tour dans le gestionnaire de périphériques. Là, on trouve déjà des périphériques en manque de drivers: il s'agit du ballooning et du port série. Il suffit de demander à mettre à jour le pilote, on demande à chercher sur le CDROM. Et normalement on a 2 nouveaux périphériques fonctionnels:


Pour ceux qui se demanderait à quoi sert le ballooning, ça sert à ce que l'OS de VM soit au courant qu'il est virtualisé et qu'il évite d'utiliser toute sa mémoire disponible si ce n'est pas nécessaire. Contrairement à ce qu'on peut entendre souvent, de la mémoire qui n'est pas utilisée, de la RAM libre, c'est de la mémoire perdue, car elle aurait pû/dû servir par exemple à faire du cache disque. Donc si l'OS invité n'est pas au courant, il va prendre ses aises.

L'affichage

Comme j'en avais parlé dans un article précédent sur le multi-écran dans les VMs, il est sympathique d'installer le drivers QXL avec l'affichage spice. Dans la configuration de la VM, on commence par sélectionner QXL dans le type de carte vidéo. Ensuite de la même manière, on demande à mettre à jour le drivers de la carte graphique, ça flicke un peu lors de l'installation, et puis on a plus de mode vidéos et l'affichage semble plus véloce:


Le réseau

De la même manière, on peut changer la configuration de la VM et mettre une carte de type virtio:


On repasse par la case Gestionnaire de périphérique, puis installer le drivers.

Driver disque

Le driver virtio qui offre de loin, le meilleur gain de performances, c'est celui de disque: il est tellement plus simple de demander directement des blocs par un canal mémoire plutôt que de passer par une coûteuse couche d'émulation de controleur IDE. Seulement comment installer le drivers virtio du disque dur alors qu'on démarre à partir de ce disque dur ? On a un problème de poule et d'oeuf !

La ruse va consister à rajouter un disque dur bidon, et à le mettre avec le drivers virtio. On ne touche pas au disque dur principal pour l'instant:


Une fois la VM démarrée, on installe le drivers pour ce nouveau disque dur. L'installation du drivers est faite pour tout le système, du coup au rédémarrage quand on aura changé le type du disque dur principal de IDE vers virtio, on aura un drivers pour gérer le disque dur principal. On peut donc éteindre la VM, supprimer le disque dur bidon et changer le type de bus du disque dur principal vers ̀virtio.

Le premier redémarrage est un peu long, comme à chaque installation de nouveaux périphériques, mais la VM est quand même très sensiblement plus rapide.

Essayer d'autres périphériques

QEmu offre d'autre type de périphériques qui sont rigolos à essayer. Il y a le générateur de nombres aléatoires pointant vers /dev/urandom pour partager l'entropie avec la machine hôte.

Il y a les périphériques watchdog qui permette de redémarrer la VM si l'OS rame trop.

Conclusion

Plus d'excuses pour avoir une VM windows qui rame, et si c'est encore le cas c'est que ça ne vient pas de la couche d'émulation...

Commentaires